Le talent, c’est d’avoir envie de faire quelque chose. – Jacques Brel

Plus que jamais, cette citation de ce grand parolier belge résonne.

En ces temps de confinement, j’estime primordial:

-D’exprimer nos talents;

-De ressentir de la gratitude dans nos coeurs: avoir un toit, de l’eau courante, de la nourriture en abondance, une famille aimante et encourageante, des amitiés sincères et compréhensives, de la force mentale, de l’amour à profusion.

De plus, je me rappelle que :

-la distance n’a pas d’importance, les coeurs ne s’éloignent pas;

-danse comme si personne ne te regardait; chante comme si personne ne t’écoutait, travaille comme si tu n’avais pas besoin d’argent…

En tant que journaliste, je me permets de partager ces citations, tirées du magazine Trente , paru l’automne dernier:

Pourquoi faire ce boulot de cinglé? Par peur de s’ennuyer, pour l’adrénaline, le sens du devoir, parfois par simple exaltation de vivre en direct l’Histoire et le privilège de pouvoir en faire part au reste du monde.

De plus, j’ose croire que la parité doit primer dans ce milieu encore essentiellement masculin:

 »Avec le temps, notre féminité ne sera plus un obstacle. Je refuse de voir  le reportage à travers le prisme du genre . Ceux qui font du terrain savent que seule la mixité d’une équipe importe.  Être homme ou femme n’a pas de valeur en soi, pour la simple et bonne raison  que vous ne pouvez jamais savoir à l’avance si cela va vous ouvrir ou fermer une porte. » – Lisa-Marie Gervais,

Être journaliste , c’est faire preuve d’équilibre entre ce que les gens doivent savoir et veulent savoir. Cela s’appelle la pertinence.

Le travail d’un journaliste n’est jamais fini, et à l’heure actuelle, il est primordial de prendre le temps de bien s’informer, s’instruire, s’ouvrir au monde, tenter de démystifier le vrai du faux. Lire et écouter attentivement une nouvelle jusqu’au bout afin de s’assurer de sa crédibilité.

Certes, je ne sauve pas des vies, je ne suis pas une héroïne comme le personnel de la santé, mais je vous promets ceci.

Finalement, être journaliste, c’est de nourrir chez le public des attitudes plus positives envers l’information. – Jean-Hugues Roy, directeur du Département de journalisme de l’UQAM.

Il serait trop facile -et faux- de croire que les journaliss ne font que livrer des mauvaises nouvelles.

Soyez curieux.

Informez-vous intelligemment. Soyez curieux : “A la naissance d’un enfant, si sa mère demandait à sa bonne fée de le doter du cadeau le plus utile pour lui, ce cadeau serait la curiosité.” Eleonor Roosevelt

Inspirez-vous.

Et surtout, prenez soin de vous.

Ensemble, nous vaincrons!

Et vous, quelles citations ou figures marquantes vous inspirent?

Moi, c’est Rosie la riveteuse.

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Rosie the Riveter, Seconde guerre mondiale. Genny la guerrière irlando-montréalo-gaspésienne, confinement, même combat. 

La marmotte du Québec est Gaspésienne ;-)

À l’approche du Jour de la marmotte 2020 , qui se tient tous les ans à Val-d’Espoir, en Gaspésie, j’ai voulu m’entretenir avec le «papa» de Fred la marmotte, Roberto Blondin. Je tenais à savoir d’où lui était venue l’idée d’établir cette journée ludique si chère au coeur des Gaspésiens, qui attire des gens de partout sur la planète, mais aussi sur les intérêts au quotidien de l’animal fouisseur.

 

p.-s. : C’est P’tit Fredqui nous aura prédit un printemps hâtif cette année! 😉

p.-p.-s.: Ce n’est pas la première fois que je couvre cet événement 🙂

 

 

Un message d’espoir

Le 4 décembre dernier, Radio Gaspésie diffusait mon dossier contre les agressions sexuelles sur ses ondes.

Établie à Gaspé, mon travail sur ce dossier remonte à l’été 2019, peu de temps après le procès d’un homme de la région accusé d’agression sexuelle avec lésions sur une jeune femme alors âgée de 22 ans. Peu de temps après la sentence, la jeune femme en question est passée dans nos studios afin de lire son témoignage et partager son histoire. Celle-ci, empreinte de courage et de résilience, souligne à quel point la violence faite aux femmes est inacceptable et doit cesser. Son témoignage était percutent et rempli d’espoir.

En tant que journaliste, j’ai voulu aller plus loin en dressant un portrait sur l’ensemble de la situation, à savoir quel est le parcours d’une victime, du procédé judiciaire jusqu’à sa guérison physique et émotionnelle. J’ai donc interviewé un avocat criminaliste, une procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et la directrice du Centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) La Bôme Gaspésie. Mon reportage a été diffusé en direct de l’émission d’affaires publiques de Radio Gaspésie, dans le cadre des 12 jours d’actions contre les violences faites aux femmes (25 novembre au 6 décembre), elles-mêmes soulignant le 30e anniversaire de la tuerie de l’École polytechnique, (6 décembre), devenu Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. Le moment était donc parfait.

Peu de temps après la diffusion de mon reportage, une enquêteuse de la Sûreté du Québec (SQ) m’a contactée pour souligner la pertinence de mon travail, qui fût par la suite partagé sur les réseaux sociaux et au sein de la communauté.

La violence envers les femmes est criminelle. À l’ère du mouvement #metoo et plus que jamais, cette violence doit être dénoncée et l’éducation, voire l’information de qualité, doit être mise de l’avant comme piste de solution envers ce fléau de société. J’estime que les répercussions de mon travail feront avancer la cause.

Pour conclure, je ne peux passer sous silence le fait que cette jeune femme victime d’agression sexuelle m’a infiniment touchée en me faisant l’honneur d’accueillir son histoire et en m’accordant toute sa confiance. Son témoignage, jumelé à mon travail de recherche, permet de conscientiser la population et d’encourager les autres victimes à dénoncer. Dans une région comme la nôtre où les gens se connaissent pour la plupart, le seul fait de faire témoigner une victime démontre la singularité, voire l’unicité d’un tel reportage.

 

Geneviève Patterson

journaliste

 

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Un coeur dessiné sur le trottoir de la rue Adams, au centre-ville de Gaspé. Photo: Geneviève Patterson

En visite en Montréal, le musée!

Ce que j’apprécie particulièrement lorsque je visite Montréal, mis à part ses rues droites, ses cafés, ses restos et son multiculturalisme, ce sont bien sûr ses musées.

J’ai une affection toute particulière pour le Musée McCord. Je me souviens encore de ma toute première visite, avec ma classe de 4e année.

Le Musée McCord, c’est celui qui traite de l’histoire de la ville de Montréal et tous ces gens qui l’ont marquée et façonnée au fil du temps.

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Ayant gravité aux environs du centre-ville pendant plusieurs années, j’ai eu l’occasion de le visiter assez souvent.

Alors lorsque j’ai eu écho de l’exposition photographique Griffintown en mutation, j’y suis allée sans hésiter. Un court arrêt était inévitable!

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Il faut savoir que j’aime la photographie autant que l’histoire. Cette exposition comblait donc ces deux champs d’intérêts.

Quartier ouvrier historique de Montréal, longtemps laissé à l’abandon, Griffintown connaît actuellement un renouveau salutaire.

Le vieux et le nouveau s’y entremêlent, faisant place à un chaos, un mélange de couleurs, de construction, de chevaux et de béton.

C’est ce que le photographe de rue montréalais de renommée internationale Robert Walker a su capter.

 

Encore une fois, Montréal est pleine de vie, grouillante d’activités et d’amour 😉

 

L’exposition Griffintown en mutation, Musée McCord, du 7 février au 9 août 2020.

Une salle seulement.

Sur un autre étage, l’exposition sur la carrière prolifique du designer montréalais Jean Claude Poitras, conjointement réalisée avec le Musée de la civilisation, vaut également le détour.

S’étant inspiré de ses nombreux voyages en Asie et en Europe-il affectionne particulièrement l’Italie- la religion, son enfance, Jean Claude Poitras est un précurseur du prêt à porter au Québec. Il a habillé les plus grand noms durant trois décennies.

Ce sont ses citations qui m’ont inspirée à mon tour 🙂

Au Musée McCord jusqu’au 26 avril 2020.

 

Montréal is full of love

Ce qui est particulièrement agréable lorsque je visite Montréal, c’est de la regarder avec de nouveaux yeux.  Être touriste sans être touriste.

La ressentir et l’apprécier davantage depuis que je vis au loin.

Chaque ville a une vibe unique qui la caractérise.

Pour moi, Montréal, ma maison, mon berceau…

Évidemment, elle est remplie d’amour.

Elle me nourrit spirituellement.

Elle m’habite. Elle fait partie de moi.

Elle me fait des clins d’oeil chaque jour 😉

 

Photos: Geneviève Patterson- boulevard St-Laurent, rue Atwater, et quelque part dans les toilettes du Musée d’Art Contemporain de Montréal, février 2020.

Il le fallait

Le 3 janvier 2019, à précisément 14h28, j’arrivais à Gaspé. Je disais que je commençais une nouvelle vie mais en fait , c’est une nouvelle étape…avec un mode de vie différent, certes ! 😉 Le chemin continue. ❤️( pis le 3 janvier, c’est la Ste-Geneviève🤪)

Je n’ai jamais regretté ma décision.

(Ohhh ce qu’elle aura roulé, ma bonne vieille Matrix)

 

Photos: Geneviève Patterson, vue du fleuve, St-Maxime-du-Mont-Louis (Gros-Morne) et arrivée à Gaspé, janvier 2019.

 

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Bonhomme jovial, mon Réal!

Westmount, le 27 décembre 2019:

Chère Montréal,

Ma belle métropole, terre des hommes,
maison mère de la Ste-Flannelle …
La mienne aussi. ❤️

Cousine de Paris, p’tite sœur de New York …Bonhomme jovial, mon Réal!

Merci d’être qui tu es et de m’avoir accordée toute la liberté nécessaire pour agir et grandir . C’est drôle, être touriste dans sa ville natale…Je suis devenue une hybride ma foi ! 🤪Car voilà que l’on a insinué à quelques reprises, lorsque je rentrais dans un commerce, que je n’étais pas d’ici ! 🤪

C’est que le chemin continue chez ta sœur, Gaspé.

Tu sais elle me traite bien et me fait beaucoup de bien . Elle me fait grandir et cheminer, tant personnellement que professionnellement parlant. ❤️

Ma vie n’est peut-être plus chez toi en ce moment, mais tu restes dans mon cœur et fais partie de moi. J’aime ta vibe, Montreal !!

Continue de rayonner ! 😘

Et en attendant , je te dis à la prochaine fois ! ❤️

Photos: Geneviève Patterson, avenue Mont-Royal Est, 20 décembre 2019