La littérature jeunesse, partie 2

Enfant, chez nous, l’heure du conte avant le dodo était sacrée. Il me fallait mon histoire et je ne remercierai jamais infiniment mes parents de m’avoir lue une histoire chaque soir. Mon père changeait le nom des filles ou des princesses pour le mien pour me faire rigoler. On lisait surtout des Martine, des contes de Grimm et même des Snoopy. Ma mère me lisait du Passe-Partout et du Disney. Puis vinrent les Zunik et Robert Munsch. Et pas question qu’elle saute une page parce qu’elle était fatiguée! Je suivais attentivement et je voulais l’histoire au complet 🙂 

Une de mes histoires de Passe-Partout préférée: Le chalet de grand-papa Bi, puis Le Messager de Chloé, qui m’a familiarisée avec la mort.

Zunik: Je suis Zunik , Le dragon, Le spectacle et Le rendez-vous.

Martine: Martine à l’école, Martine en bateau et Martine Petite Maman.

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La littérature jeunesse

Depuis l’âge de 4 ans, tous les ans ou presque, je vais au Salon du Livre. Chaque année, une nouvelle aventure remplie de belles découvertes. Là-bas, j’y ai découvert les Zunik (Éditions de la Courte Échelle) et les classique de Robert Munch. Ces lectures ont bercé mes nuits et mes après-midis à la maternelle. Je n’imagine pas mon enfance sans eux.

 

Puis, lorsque je fus capable de lire seule, ce fut les livres de la collection  »Mes premières découvertes » aux Éditions Gallimard. Il y avait des acétates pour bien illustrer les propos, avant/après, etc.

Il y eut également tous les livres d’Ann M. Martin, auteure jeunesse américaine, du Club des Babysitters. J’ai passé au travers tous ses livres, que j’ai eu la chance de dénicher…au magasin 1 dollar de mon quartier! Tellement adoré ces livres que ça m’avait inspiré mon propre club, soit celui des Spice Girls 😛

 

Puis, au début de mon secondaire, ce fut Dominique Demers et sa plume remarquable qui m’ont tranformée. Son roman  »Ta voix dans la nuit » je l’ai lu et relu des millions de fois. J’ai encore ma copie aujourd’hui, un peu jaunie par les années, mais je m’identifiais tellement à son personnage principal, la mystérieuse Fanny. Au point d’avoir pensé nommé ma future fille ainsi un jour!

 

Si j’écris aujourd’hui, c’est en grande partie grâce à Dominique Demers. Alors qu’on ne me vienne pas me dire que la littérature jeunesse est pourrie et ne sert à rien.

La littérature jeunesse, sans raison valable ou apparente, fait souvent mauvaise presse. à tort.

 

Elle construit les adultes de demain et notre imaginaire.

 

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