Cliché vrai

par Geneviève Patterson

C’est une histoire vraie.

Vieille comme le monde. Cliché au boutte.

Pis j’hais donc ça, les clichés. Les clichés s’inspirent donc tant de la réalité?

Or c’est arrivé. Il s’appelait …

J’écrivais son nom d’une certaine manière et non de l’autre car je trouvais que ça faisait plus beau et digne d’être écrit ainsi. Moins trash. Je voulais lui retrouver un semblant de dignité et d’amour-propre, bien que ce ne soit tellement pas ma job.

C’est l’impression qu’il m’a donné au tout début. Trash, carbage. Il était super sympathique, évidemment charismatique mais j’aimais pas ses tattoos.

Québec/Montréal…what the fuck? As-tu peur d’oublier d’où tu viens?

Puis en jasant et sympathisant, il a réussi à gagner mon respect. Il est devenu un ami, une fréquentation. Le temps d’un été. L’été 2015.

J’étais sa cheerleader. 

Il n’avait pas de certification. Par contre, il avait le mérite d’être vrai.

 A real self-made man mais sans conscience nette. Pas de sens moral non plus.

C’est pas un beau feeling ça ma fille. Ça te vire l’estomac solide. Écoute toujours ton intuition, ok ?

On aurait dit un pauvre enfant qui a serré la main du diable depuis longtemps. Une tête et un coeur très plein et trop près de la misère.

Le monde l’a  tellement fucké autour de lui pour qu’il reste véritablement bon.

Une blessure vide et profonde à l’intérieur de lui-même.

Colère, haine, violence.

Pas de classe.

Pis m voilà, moi, la fille de bonne famille, trop bonne, trop conne. Naïve.

La honte.

Fuck toute.

Je m’en suis tellement voulue par peur du jugement que je me suis fait mal moi-même.

Dans cette situation, peu m’ont vraiment aidée et comprise mais je les remercie de tout mon coeur.

La belle et le badboy.

L’artiste un peu wild et insouciante parmi les tous croches déjà trop écorchés.

L’agneau parmi la meute de loups.

Un chevreuil dans la  forêt amazonienne.

Une girafe en Antarctique.

Un ange parmi les déchus…Name it.

C’est lui qui m’a montré à marcher dans la nature en écoutant le silence.

et quand la lune est bien ronde dans le ciel…

Moon child and Flower child.

J’en ai payé, des cafés et des tickets de métro

mais j’ai appris.

Je me console en me disant paradoxalement que, ce qu’il m’a fait, il le fait à d’autres et le fera encore.

Il a fait ce qu’il avait à faire et

j’ai fait ce que je devais faire aussi.

Attention, les femmes.

Il y a des endroits qui ne sont pas faits pour les gentilles. C’est pas la place pour ça, là-bas.

C’est souvent la loi du plus fort, ma chérie.

Sauve toi toi-même.

L’épreuve

Par Geneviève Patterson

‘’Il y a longtemps que je t’aime, jamais je ne t’oublierai.’’

Novembre 2014

Les mots de cette berceuse prennent alors tout leurs sens. J’apprends que tu viens de rentrer à l’hôpital, grand-maman. C’est sérieux. Je le sens, il y a quelque chose de grave, d’important qui se prépare. La fin ou le début d’une nouvelle vie qui s’annonce, dessinant son paysage dans le ciel ennuagé de ce mois de novembre.

‘’On me chantait ça quand j’étais petite’’

Je te la chanterai moi aussi.

-Dis moi que je ne suis pas comme certaines personnes, s’il-te-plaît.

-Oh, non. Ça n’a rien à voir.

Avec toi, c’est spécial. Si spécial.

‘’Sois prudente, le soir. Mon beau trésor.’’

C’est toi mon plus précieux trésor, grand-maman et je t’aime de tout mon coeur.

On dirait que mon poumon gauche va me lâcher. La douleur de la perte imminente est trop vive, trop forte. J’appelle mon papa, assise en face de Radio-Canada. Ça calme, ça apaise un instant. Il m’encourage à continuer et de garder la force pour affronter cette épreuve que nous tous allons vivre dans la famille.

‘’Il n’y a pas de danger, grand-maman. Le Bon Dieu est toujours avec moi’’

-C’est beau ce que tu viens de dire là.

J’ai un don pour dire de belles choses faut croire.

Mamie…Mamamoumie. Depuis quelques temps c’était rendu ton surnom.

Moi= moumie. Maman= Mamoumie. Grand-maman= Mamamoumie.

En tout cas.

Je pense soudainement à mon frère. J’espère qu’il sait.

Le hasard fait bien les choses. Je le croise au Subway rue Ste-Catherine Est. Dans la vitrine, je le vois en train de lire le journal.

Petite soeur un jour, petite soeur toujours. Il sait déjà.

Grand-maman, ça s’en vient. Drôle de coïncidence ou fait cocasse, plusieurs membres de la famille décèdent durant la période des Fêtes. Espérons que ce soi différent cette fois.

Métro Jean-Talon. Harold, l’ami du moment.  Sympathique monsieur. Un grand-père spirituel. Coquelicot du Jour du Souvenir.

‘’Tu es bien sympathique.T’as chaud? T’as froid?’’

-Non.

‘’T’as trop de choses dans la tête?’’

-Oui.

‘’ Tu veux en parler?’’

‘’Juste pour vous dire que je suis croyante. Merci Seigneur de venir prendre soin d’elle. Éventuellement , viens la chercher. »

« C’est ce qu’on appelle, les épreuves, chère mademoiselle. »

Un curé au rond-point de la station Berri-UQÀM.

‘’ Scusez-moi mon Père, ça tombe bien , parce que je m’en vais à l’église…Ma grand-mère…ça s’en vient. Avez-vous une prière à me suggérer?’’

-St-Joseph ma chère. Il est tough. C’est lui qui va pouvoir aider ta grand-mère afin que ça se passe bien.  Et moi ce soir, je vais prier pour ta grand-mère.

‘’Parfait. Merci, Monsieur. Bonne journée’’

Les signes de la vie sont présents un peu partout.

J’ai allumé un gros cierge jaune. Pour Jésus, puis St-Joseph, puis moi. Puis Grand-maman.

J’avais pas d’argent de poche pour payer le cierge, mais je me suis arrangée avec le Bon Dieu pour le rembourser à ma façon. Par ma seule et unique volonté de vivre et d’utiliser mes talents à bon escient.

Ça marché. La semaine suivante, en rentrant de mon séjour à St-Sauveur, je suis allée voir ma grand-maman.

Les reste nous appartient.

(Novembre 2014)

Pour toujours, les Jeux Olympiques.

C’est hier soir que se déroulait la cérémonie de clôture des Jeux de Rio et que je me déplaçais en un après-midi pluvieux  direction Stade Olympique de Montréal, afin de jeter un coup d’oeil à cette exposition souvenir du 40e anniversaire des J.O de 1976.

La Fierté et frénésie des Jeux s’est fait ressentir dès les premiers instants de la visite guidée, bilingue, d’une durée de 30 minutes. Bien détaillée et expliquée, on y apprend entre autres, qu’à l’origine, le stade contenait maintenant 74 000 places pour n’en avoir aujourd’hui que 56 000. Cet emblème populaire, souvent surnommé le bol de toilettes de Montréal à ses dépens, a le toit ouvert, non seulement parce que c’est un stade, mais parce que la légende/tradition dit que les Dieux et Déèsses grecques puissent regarder les exploits des mortels du Ciel…

Saviez-vous aussi qu’il y a assez de béton au Parc/Stade Olympique pour se rendre jusqu’à Miami! Et que le stade a en partie été financé grâce à la population qui pouvait alors acheter des billets de loterie spéciales ou des cigarettes…Les Montréalais ont fumé et joué leur stade, du pain et des jeux!

Reste que l’héritage des jeux est important pour Montréal: une visibilité internationale, de la fierté, un sentiment d’appartenance et, du côté pratique de la vie de tous les jours, la continuité de la ligne verte du métro  et un superbe centre sportif.

 

 

 

 

 

Quand Berlin et Cologne t’habitent encore

Oui, la ville du Mur, l’autre du parfum!

Puisque vous êtes déjà familiers avec le hashtag  »Throw Back Thursday » (cette activité de média social qui consiste à poster, tous les jeudis, une photo  souvenir sur Instagram, LinkedIn ou Facebook : http://webtrends.about.com/od/Instagram/g/Throwback-Thursday-Definition.htm) j’ose amener cette activité sur mon wordpress.

Je nous ramène 5 ans plus tôt, été 2011, en Allemagne.

J’ai séjourné durant 2 week-ends dans le plus grand pays d’Europe Occidentale. D’abord à Cologne (ou Koln) et ensuite à Berlin. Anecdote: c’est dans la ville du Mur que je me trouvais lorsque j’ai appris le décès d’Amy Winehouse #RIP

D’abord Cologne:

* De mémoire, cette ville est charmante et petite. Un week-end est suffisant pour la visiter, mais pour Berlin,  ce n’est pas assez.

Les allemands sont des gens très hospitaliers et fêtards. Dès mon arrivée, on m’a payé le déjeuner et la bière en soirée.

Le quartier turc de Cologne est intéressant pour les repas et les soirées pas chères.

J’ai assisté à un match de foot France contre Angleterre et c’est la France qui a gagné (tant mieux car je portais du bleu :P)

À voir:

-Le musée de la guerre froide

– Checkpoint Charlie

-Le dôme de Berlin et le statue de Karl Marx

-La cathédrale de Khöln

-La Maison de l’eau de Cologne

-Le Musée du chocolat Lindt

Et finalement: profiter des viennoiseries comme de la gentillesse.

Vive l’Allemagne!

Coeur comme Occasion

Quel problème? !

Ne me dites pas le mot erreur, dites moi leçon à apprendre ou opportunité de grandir.

Ne me dites pas problème, dites moi difficulté, défi personnel afin de s’améliorer.

Ne me dites plus faiblesse, apprenez moi plutôt à doser mes forces.11902298_10153113200772621_5046729624572805114_n

Ne dites jamais  » Tu ne comprends pas!! Tu n’as pas rapport! ».  À mon humble avis, c’est impoli, c’est rude et ça manque de classe, voire même de respect.

Dites moi  » En fait, mon point est ceci…voici ce que je voulais dire.  » « Laisse moi t’expliquer, juste pour mettre les choses au clair, afin que l’on s’entende et que l’on se comprenne bien ».

Si c’est le vieil adage qui le confirme,  c’est  bien en se parlant que l’on se comprend. Reste que le choix judicieux de nos mots, de notre vocabulaire employé, fait toute la différence. En dit long aussi sur notre manière de penser.

Le verre est à moitié vide? À moitié plein?
Quel côté votre coeur choisit-il: le positif ou le négatif?

Vos lunettes de la vie sont-elles sombres (la vie c’est d’la marde) ou bien nettes, précises, claires?

Méditer.

L’Action compte plus que les mots également.

Geneviève Patterson

Tranche de vie…Mémoire de la poésie de l’enfance

La sieste à la garderie ou à la maison. Quelle drôle d’idée et quelle perte de temps, que je songeais du haut de mes 2,3 ou 4 pommes.

Chaud et douillet dans le lit de papa ou maman, je les observais doucement dormir. Je veillais sur eux. Quel beau et doux papa. Gentil papa. Que ca l’air bon dormir un petit somme au beau milieu de l’après-midi. Qu’il a l’air bien. Un jour, lorsque je serai une adolescente flûtiste, au son de ma traversière je te bercerai pour que tes beaux yeux rêvent d’évasion dans la lumière de notre grande maison paisible. Je t’aime mon papa a moi! Bonne sieste xxx

Maman chantonnait pour s’endormir. Va et vient comme les vagues. Ma mère est une douce berceuse vivante. Elle est petite ma petite maman. Elle est comme l’eau. Comme l’eau vive…

Un petit dodiche et je la regarde sommeiller à poings fermés. Ses belles pommettes rougies par la chaleur de son rêve, je les couvrerais de tendres baisers. Juste pour toi, ma petite maman moumie. J’ai tant tellement d’affection pour toi, maman. Maman, maman, maman ❤

Je veillais sur eux le temps d’un court sommeil. Je les imaginais en train de rêver. C’était mon tour, de veiller sur eux. Martin et Maryse,mes parents M&M’s .

Tout le temps à la garderie, les yeux grands ouverts, je regardais le plafond et essayait de le fixer fortement afin de tomber dans la lune. Ça marchait. Bien allongée, je faisais, au fond, ma sieste éveillée.

Je rêvais debout. Debout couchée.

Finalement, veiller sur ses parents ou continuer de rêver éveillée à 4 ans, c’est plutôt extraordinaire, je pense.

Ça n’est aucunement une perte de temps.

Il n’y a pas de perte de temps. Ça n’existe même pas vraiment, le temps, de toute façon.

Tant tellement pas.

Petite comme Grande Geneviève